Pays Giennois

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Fleuron des Arts Décoratifs Français

La musée de la Faïencerie vient d’ouvrir. Il n'a qu'un an d’existence, alors que la Faïencerie elle-même existe depuis 200 ans. 167 travaillent sur ce site dont  122 femmes et 45 hommes.
Installé dans l'ancien couvent des Minimes restauré à l'occasion des 200 ans de la Faïencerie en 2021, le musée se situe dans l'enceinte de la Manufacture. La faïence fine de Gien est exportée dans toute l'Europe à la fin du XVIIIème siècle. 

De nos jours,  les USA sont le premier client international suivi de l'Asie. 

 

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La réalisation d'une pièce de faïence fine nécessite de nombreuses étapes

L'élaboration débute par le bureau des créations. Ce dernier réalise des prototypes à partir d'une idée originale, développés par la direction artistique ou par des artistes extérieurs.

Le modelage est réalisé par l'atelier suite au dessin proposé par la bureau des créations. La pâte est composée de 14 ingrédients dont l'argile, le sable qui servira de liant et le Kaolin pour la blancheur. 

Le calibrage est le procédé de fabrication de mis en forme sur un moule en rotation par action d'un calibre ou d'une tête roller.


Le coulage : formation d'objets creux ou pleins à partir de barbotine coulée dans un moule poreux. Ce procédé de barbotine est utilisé pour la fabrication de pièces plus complexes (telles que les cafetières, théières, anses de tasses...)

Le finissage
Il sert à controler les pièces qui sont brossées puis polies afin d'obtenir un fini irréprochable.
Lors de la finition, les pièces sont fragiles et doivent être manipulées avec soin.

La cuisson. (3 étapes sont nécessaires) pour suivre un cycle.  
Première cuisson du biscuit - 36 heures 1140°
Deuxième cuisson de l'émail -  27 heures à 1040°
Troisième cuisson du décor  - 27 heures à 1040°

 

 

La cuisson des pièces peintes à la main dure 15h à  850° uniquement en four électrique. 
Chaque 
pièce est controlée et reçois un polissage si besoin pour effacer les marques des moules ou les aspérités. 

La décoration : 
Etape importante ou l'on utilise 3 méthodes. Le décor imprimé (chromo) est appliqué sur des pièces émaillés en blanc. L'impression manuelle s'effectue grâce à des plaques de cuivre gravées. Pour réaliser une épreuve de décoration par ce procédé, la plaque est enduite d'une préparation huileuse contenant des colorants céramiques. Après un soigneux raclage, elle est recouverte d'un papier de soie puis passée sous presse pour réaliser le transfert. Pour l'impression du biscuit, le papier de soie imprimé est posé manuellement, la face encrée contre la faïence en tamponnant pour obtenir une parfaite adhérence de la couleur grasse.  
La peinture à la main est réalisée par les artistes-peintres..

L'émaillage se fait manuellement par trempage dans un bain contenant l'émail finement broyé en suspension dans l'eau. Le geste se doit d'être précis et rapide pour assurer une couche régulière sans surcharge ni coulure. Le biscuit poreux  absorbe l'eau en fixant les particules d'émail à sa surface. La cuisson des pièces émaillées peut durer entre 12 et 24 heures à une température maximum de 1060°C.

Le controle qualité ou une opératrice scute le moindre défaut, la moindre imperfection. Les pièces qui ne répondent pas aux normes de qualité seront détruites. 

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Le musée 

Horaires :
Du 1er mai au 30 septembre - de 10h à 18h  - Dimanches (Juillet-août) de 13h30 à 17h30 
Du 1er octobre au 30 avril  - de 13h30 à 17h30 - Samedis et vacances scolaires de 10h à 12h et de 13h30 à 17h30 
Jours fériés (sauf 25 décembre et 1er janvier) ouvert de 213h30 à 17h30 
Fermé le dimanche (sauf juillet - août) 

 

Tarifs : 
Adulte 8€ 
Tarif réduit 7€ (Etudiant & personnes en situation de handicap) 
Enfants de 7 à 15 ans - 5€
Gratuit pour les moins de 7 ans 
Familles 22€ (2 adultes et 2 enfants de 7 à 15 ans) 

 

Contact - 02 38 05 21 06 - museegien@gien.com

Thomas Bogeard journaliste de la République du Centre France était présent ce mardi 25 avrll 2023 pour souffler la bougie des "un an" d'existence du musée de la Faïencerie de Gien.
Nous vous laissons le soin de lire ce bel article qui met en avant la qualité du "savoir faire" artisanal régional.
Nos r
emerciements vont également à notre guide enthousiasme et dynamique, Marine Bouge, directrice du musée.  

La presse du centre en parle

Déjeuner au restaurant Le Nuage

Historique du Château de la Bussière

Le nom de La Bussière proviendrait du latin Buxeria, signifiant buisson ou buis, et la présence même de l'étang autour du château rappelle que le secteur était plutôt marécageux et avait besoin d'être assaini par ces retenues d'eau. Cet étang présente également l'intérêt de servir de vivier pour les poissons, et donc de réserve de nourriture pour le seigneur.

Le plus ancien propriétaire connu du château est Étienne de Feins, cité en 1204. C'est peut-être lui qui est à l'origine de la construction du château, à la fin du xie ou au début du xiie siècle. Le château de la Bussière est alors un point stratégique sur la grande route de Paris à Lyon, qui va d'ailleurs être détournée par Étienne de Feins pour la faire passer devant le château. Malgré cela, La Bussière n'est pas le lieu de résidence principal du seigneur, qui est à Feins-en-Gâtinais, 6 km plus à l'est. Le château de la Bussière est occupé par une garnison de soldats et défend à la fois la route et le territoire des Feins. La situation stratégique du château au bord de cette grande route va d'ailleurs être utilisée différemment par les descendants d’Étienne, dont Jean de Feins qui crée cinq foires par an et un marché hebdomadaire à la Bussière avant 1264, favorisant ainsi la vitalité économique du village.

Jean 1er du Tillet est né en Angoumois au début du xvie siècle, d'une famille très proche des comtes d'Angoulême. Jean 1er devient seigneur de la Bussière en 1540 à la suite du décès de son beau-père Jean Brinon. Cependant, il reste très ancré à sa terre natale (jusqu'aux années 1550, il possède encore le château du Tillet, qui a donné le nom à sa famille, et il demeure échevin de la Ville d'Angoulême jusqu'en 1558) et ses principales occupations sont à Paris.Jean 1er devient seigneur de la Bussière en 1540 à la suite du décès de son beau-père Jean Brinon. 

Pendant les Guerres de Religion, la Bussière va être directement confrontée aux différents événements. Fin août 1562, les troupes royales reprennent possession de la ville de Bourges et se dirigent vers Gien. Gien était alors détenue par les Protestants, qui attaquaient les bourgs catholiques voisins.

Jean II va chercher à unifier le domaine. Entre 1580 et 1587, il achète et fait détruire plusieurs maisons proches de son château afin de construire les grands bâtiments des communs. En parallèle, il fait de très nombreuses acquisitions, les terres dépendant de son domaine atteignent 35 000 hectares, en profitant notamment des désordres causés par les Guerres de Religion autour de la Bussière. Il achète plusieurs terrains proches de son château, ce qui lui permet de créer un parc de 60 hectares entouré de murs, toujours existant aujourd'hui. Il lui faut alors détourner les routes qui passaient dans ce secteur afin de rendre un peu plus privé son environnement proche. Le château en tant que tel est entièrement remodelé. 

À la Révolution, le château de la Bussière et ses terres sont saisies et confisquées, 
 En 1814, Alphonse Duchemin de Chasseval achète le château de la Bussière. En 1847 il fit construire une chapelle dans le parc du château, afin d'y déposer la dépouille de Laure (leur fille décédée à l'age de 33 ans). En 1962 le château devient le château des pêcheurs et ouvre au public. Le potager est restauré en 1992 par Geneviève de Chasseval, qui va lui donner une structure caractéristique du xviiie siècle. Depuis 2004, il possède le label Jardin remarquable.

En 2012, Bertrand et Laure Bommelaer, née Chasseval, reprennent la direction du château. Ils lancent des travaux de restauration des toitures et charpentes, aidés en partie par la Direction régionale des Affaires culturelles et le conseil général du Loiret. 

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Le château des pêcheurs

Dans les caves du château est présenté un cœlacanthe, pêché en 1976 et conservé depuis dans son aquarium de formol. Ce poisson dit « préhistorique » possède des caractéristiques différentes des autres espèces : recouvert de plaques osseuses et non de simples écailles, il est pourvu de quatre nageoires « charnues » composées de muscles et d’os évoquant des membres d’animaux. Quant à la femelle, elle ne pond pas ses œufs (« ovovivipare »), et relâche ses petits alevins tous formés après une très longue gestation. Les scientifiques ont ainsi longtemps pensé que ce poisson aurait pu évoluer et donner naissance à une branche de mammifères.

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Le potager (jardin remarquable)

Le potager du château possède un plan caractéristique du xviiie siècle : une allée centrale bordée d'arbres fruitiers palissés, de vivaces, de buis taillés, et ponctuée de deux puits. L'allée centrale est coupée de deux allées transversales, partageant le potager en six vastes carrés. Jusqu'au début du xviiie siècle, le potager n'existait pas à cet emplacement. Il était situé de l'autre côté du château, et une vigne était plantée à sa place. Son déménagement au xviiie siècle permettait de lui donner les conditions nécessaires à son épanouissement, notamment un microclimat plus chaud et plus humide, ainsi que des murs pour le protéger des incursions extérieures.

Nous remercions chaleureusement notre jeune guide Maxellende.qui maitrise parfaitement son nouveau rôle, exercé avec humour et subtilité. 

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